Toujours plus de pubertés précoces

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Toujours plus de pubertés précoces

Des fillettes qui deviennent pubères: le phénomène est aujourd’hui de plus en plus fréquent. En Suisse, les endocrinologues le constatent, mais impossible de communiquer des chiffres, car il n’y a pas de registre national. L’équipe de 36,9° (RTS) s’est rendue à Copenhague pour rencontrer le Pr Anders Juul, un des grands spécialistes de la question. Endocrinologue, il est à la tête du Centre de recherche sur la perturbation endocrinienne chez l’adulte et l’enfant.

Ces quinze dernières années, le nombre de fillettes reçues en consultation au RIGSHOSPITALET est passé de 50 par année à 300. Soit six fois plus. Il parle de boom des pubertés précoces. Une réalité très inquiétante.

La faute à quoi? Les perturbateurs endocriniens présents dans notre environnement sont pointés du doigt. Avec des études édifiantes à la clé. «100% des écoliers de Copenhague avaient des phtalates dans leur urine. Et une forte concentration de phtalate était bien associée à une croissance prématurée de la poitrine et, bien plus tard, à l’apparition de poils pubiens.»

Les pubertés très précoces, si elles sont plus rares, sont aussi en augmentation. Dans ce reportage, une maman témoigne. Sa fillette avait quatre ans et demi quand les premiers signes pubertaires sont apparus, elle était encore à la crèche. Un traitement hormonal douloureux s’est imposé pour stopper sa puberté.

Sans ce traitement, elle aurait été réglée à six ans ou six ans et demi. Impossible à imaginer: «C’est une enfant qui joue aux playmobiles et qui a ses règles. Il y a un problème, ce n’est pas possible, une enfant ne peut pas gérer tout ça.»

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