Tests salivaires Covid-19 : c’est pour quand ?

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Pediatrician or doctor taking saliva test sample from elementary age girl

Indolores et non invasifs, les tests salivaire pourraient être une alternative aux tests naso-phrayngés, ntoamment chez les enfants. Ils sont suffisamment fiables pour être utilisés chez les patients présentant des symptômes, estime la Haute autorité de Santé.

Les tests salivaires sont-ils une solution pour améliorer l’accès au dépistage ?

Pour l’heure, les laboratoires sont débordés et n’arrivent plus à gérer le flux des demandes de tests PCR. Il y a quelques semaines, le gouvernement incitait le plus grand nombre à se faire dépister, même sans ordonnance. Résultat : la notion de “priorité” (cela concerne les symptomatiques, les cas contacts avérés et les personnes disposant d’une prescription) n’est pas évidente pour tout le monde. “Les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts”, a tenté d’expliquer ce 17 septembre Olivier Véran lors d’une conférence de presse. Résultat, on assiste à un embouteillage à la fois pour réaliser les tests et à la fois pour obtenir les résultats, ce qui est préjudiciable pour les patients et pour la gestion de l’épidémie.

Alors, après l’arrivée des tests antigéniques rapides, les tests salivaires devraient améliorer la situation promet le gouvernement.

Bonne nouvelle, annonce la Haute autorité de santé ce 18 septembre, les tests salivaires sont suffisamment fiables pour être recommandés chez les patients symptomatiques. Elle précise qu’ils sont un peu moins efficaces que les tests par prélèvement nasopharyngé, mais que “leurs performances sont suffisantes pour être acceptables chez les personnes présentant des symptômes.”

Tests salivaires : pour qui ?

La HAS recommande les tests salivaire aux patients présentant des symptômes, mais recommande néanmoins de les réserver à ceux pour qui le test PCR nasopharyngé est “difficile à faire”, notamment les enfants, les personnes très âgées, les personnes avec troubles psychiques. “Nous les conseillons aux personnes symptomatiques de moins d’une semaine”, précise Dominique Le Guludec, Présidente du Collège de la Haute Autorité de Santé (HAS) à l’occasion d’une conférence de presse.

En revanche, poursuit-elle, “les performances de ces tests ne sont pas suffisantes pour les asymptomatiques”. En effet, chez ces derniers, “nous raterions trois personnes positives sur 4, soit un taux d’erreur de 75%”. C’est pourquoi, la HAS ne les recommande pas pour les asymptomatiques.

En pratique, comment se passe un dépistage par test salivaire ?

Le test salivaire repose sur la même technique le test PCR classique. Seul le lieu de prélèvement change : plutôt que de placer un écouvillon dans le tube, le patient doit cracher dans le tube. Tout professionnel de santé peut réaliser ce test. De même que le patient lui-même en auto-test.

L’avantage est double. Les tests salivaires présentent l’avantage d’être plus simples à réaliser, mais aussi moins impressionnants et indolores, donc plus susceptibles d’être acceptés par les patients, notamment dans le cadre d’un dépistage répété. Autre intérêt : “ces tests sont matériellement faciles à effectuer car ils nécessitent les mêmes kits que les tests PCR”, explique le Dr Cédric Carbonneil, chef du service d’évaluation des actes professionnels de la HAS.

Quand seront-ils disponibles ?

Pour l’heure, inutile de vous rendre dans une pharmacie, ils ne sont pas encore disponibles. Après cet avis de la HAS, l’Assurance maladie va se prononcer sur le remboursement, “assez rapidement dans les jours qui viennent”, indique Cédric Carbonneil.

En savoir plus sur l’évaluation des tests salivaires

La HAS s’appuie sur l’étude Covisal, démarré fin juillet en Guyane. Son objectif : valider que la salive est aussi efficace que les prélèvements nasaux. Concrètement, l’étude vise à recueillir du mucus dans le nez et de la salive sur des personnes symptomatiques se présentant aux urgences du CHU de Cayenne pour suspicion de Covid­19. Le protocole prévoit d’inclure 1200 personnes dans l’essai. Au 18 septembre, 700 patients ont déjà été inclus, a précisé la HAS.

Les résultats dont disposent la HAS sont intermédiaires et sujets à révision, a souligné Dominique Le Guludec (HAS), mais “ils nous ont paru suffisamment sécures pour donner un avis, même si celui-ci est évolutif.”

Compte tenu du besoin réel de tests plus simples pour dépister, y compris en ambulatoire, la Haute Autorité de Santé (HAS) avait donné son feu vert ce 10 août à leur évaluation et obtenu l’attribution d’un “forfait innovation“, un financement temporaire accordé par le ministère de la Santé. Cette étude vise à définir précisément les conditions optimales de recours à ces tests ainsi que la fiabilité qui peut en être attendue. Les prélèvements effectués devraient d’ailleurs permettre de constituer une “salivothèque” de référence.

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