le SARS-CoV-2 entraîne une pandémie de Covid-19 qui paralyse le monde

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le SARS-CoV-2 entraîne une pandémie de Covid-19 qui paralyse le monde

En décembre 2019, un virus inconnu de la famille des coronavirus est apparu dans le centre de la Chine qui a pris rapidement des mesures drastiques de confinement et de désinfection pour près de 60 millions de personnes. Cependant, le virus, comparable à celui de la grippe espagnole, se répand partout dans le monde paralysant des pays entiers, suscitant la psychose et plongeant le monde dans une crise durable et inédite depuis la seconde guerre mondiale.

Le 31 décembre 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan (Province Hubei de Chine). Mais ce virus ne ressemblait à aucun virus connu.
Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises ont confirmé qu’il s’agissait bien d’un nouveau virus de la grande famille des coronavirus. L’épidémie liée au nouveau coronavirus SARS-CoV-2 a été appelée temporairement “2019-nCoV” puis définitivement COVID-19 (19 pour l’année d’apparition).

La famille des coronavirus provoque des infections respiratoires chez l’homme et chez l’animal qui peuvent aller du simple rhume, au Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS) et au syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS).

Sommaire

Coronavirus Covid-19 : données sur les cas confirmés et la mortalité

Depuis la première notification de cas de 2019-nCoV à Wuhan le 31 décembre 2019, le bilan de l’épidémie est le suivant :

Bilans sanitaires de l’épidémie de COVID-19 en Chine, aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde. Données officielles (OMS, Santé Publique France, ECDC)
* Indicatif : il s’agit des décès / cas confirmés notés ici. Données du 15 octobre 2020
Zone géographique Cas confirmés Morts Taux de mortalité*
Chine 85 622 4 634
Etats-Unis 8 150 043 221 843
Brésil 5 141 498 151 779
Monde 38 197 063 1 087 035
Italie 372 799 36 289
Allemagne 341 742 9 771
Espagne 937 311 33 413
France 779 063 33 037
Grande-Bretagne 654 644 43 155 10,2 %
Europe 4 301 247 197 075

25 janvier 2020 : la Chine met en quarantaine 59 millions de personnes

Le 25 janvier 2020, la Chine prenait une mesure inédite dans l’histoire de l’humanité en confinant les 59 millions d’habitants de la province du Hubei, après avoir confiné Wuhan (11 millions d’habitants), Huanggang (7,5 millions) et Ezhou (1 million) le 23 janvier.

« Nous n’avons jamais dit d’instaurer des mesures de confinement. Nous avons dit de suivre, tracer, isoler, traiter » a rappelé a Margaret Harris, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au Sydney Morning Herald, le 27 avril 2020.

Cela s’est traduit par la fermeture des aéroports, gares ferroviaires et routières, voies fluviales, autoroutes… Toutes les voies de communication vers l’extérieur sont filtrées par l’armée. Une mesure qui vise à “contenir efficacement le rythme de la propagation de l’épidémie” afin de sauver des vies, expliquait le centre de commandement mis en place contre le virus à Wuhan, selon la chaîne de télévision publique CCTV. “Les habitants ne doivent pas quitter Wuhan sans raison spécifique”, annonçait de son côté le Quartier général chargé de la lutte contre l’épidémie au niveau municipal.
D’après nos informations, sur place, les gens restaient chez eux et suivaient les instructions sans trop céder à la panique.

Ces images montrent du personnel médical qui prend en charge des personnes retrouvées inanimées, sur le sol, à Wuhan.

Le 16 février 2020, les autorités de la province chinoise du Hubei, ont renforcé cette quarantaine en limitant strictement la circulation des transports et des personnes pour endiguer la propagation du virus.
Cela s’est traduit par le confinement et le contrôle total de la population : tous les transports, hors services d’urgence et transports en commun, étaient suspendus, la température de tous les clients des commerces et personnes qui quittaient leur domicile était vérifiée. Et lorsqu’un cas de contamination était diagnostiqué, une quarantaine obligatoire de 14 jours était imposée à celui-ci et tous les habitants environnants.

Dans les autres grandes agglomérations du pays, les autorités annonçaient la mise en place de mesures de dépistage du virus et de désinfection.

La dernière mise en quarantaine d’envergure eu lieu en 2014, au Libéria, lors de l’épidémie d’Ebola : entre 60 000 et 100 000 personnes avaient été privées de leur liberté de déplacement, ce qui avait engendré des révoltes.

En première ligne face à l’épidémie, ce sont les travailleurs médicaux qui ont été les plus touchés. Ce qui a poussé la Commission nationale de la santé chinoise à renforcer les mesures de protection et de prévention.

La Chine a pris des mesures spectaculaires et coercitives avec l’envoi de milliers de médecins (y compris militaires) à Wuhan et la construction en quelques semaines de plus d’une dizaine d’hôpitaux spécialisés dans l’accueil des malades infectés par le coronavirus.

Début février 2020, Kei, notre correspondant en Chine à Shangaï, nous indiquait que les masques étaient en rupture de stock, les magasins, les pharmacies avaient été dévalisés par les habitants qui se cloitrent chez eux et ont annulé les festivités du nouvel an. En outre, dans la capitale et les grandes villes, “les écoles restent fermées jusqu’à nouvel ordre et il est aussi conseillé aux entreprises de faire de même“.
Début mars 2020, Kei nous précisait que les écoles étaient toujours fermées dans les grandes villes mais que les entreprises commençaient à reprendre petit à petit leur activité alors que l’épidémie semblait de plus en plus maîtrisée.

Le 25 mars 2020, après 2 mois de lutte réussie contre le virus, la Chine levait enfin la mise en quarantaine drastique instaurée dans la province du Hubei, mais le confinement à Wuhan n’était levé que le 8 avril, après 75 jours (soit 2 mois et demi).

Pourquoi la Chine a réussi à contrôler l’épidémie de coronavirus ?

 

L’une des mesures essentielles de la Chine a été de stopper tous les déplacements et une grande partie des activités.

La Chine rejette les critiques occidentales dans la gestion de la crise

Dans un message du porte-parole de l’ambassade de Chine en France, celui-ci dénonce “des accusations gratuites et malveillantes. Certains se sont délectés avec un malin plaisir des insuffisances et des erreurs commises par les Autorités chinoises au début de l’épidémie, les imputant au « caractère totalitaire du régime chinois ».

De plus, l’Occident critique les révocations de fonctionnaires prononcées par les autorités chinoises mais “après l’ouragan Katrina de 2005, les incendies en Californie ou les feux de forêt en Australie de 2019, qui donc, parmi les hommes politiques ou les responsables de ces pays, a été poursuivi ou limogé ? Rien de tout cela n’a troublé les vacances du président américain, ni celles du premier ministre australien.” rappelle le porte-parole.

La Chine a-t-elle caché ses morts ?

La polémique enfle autour du nombre réel de morts en Chine. C’est principalement le nombre d’urnes funéraires qui ont été distribuées juste avant la fête des morts (5 avril) dans la région de Wuhan, qui pose problème. Selon des estimations basées sur le nombre de camions qui ont desservi les 8 crématoriums de la région, il y aurait au bas mot 40 000 morts.
Pour Marie Holzman, présidente de Solidarité Chine, c’est même 60 000 morts qui sont évoqués par la diaspora.

En outre, alors que de très nombreux pays enregistrent continuellement des morts, même en petit nombre, la Chine n’a eu officiellement aucun décès depuis le 17 avril 2020, ce qui est troublant.

Le virus se propage dans le monde engendrant une pandémie

Profitant de la mondialisation des échanges et des déplacements, il n’a fallu que quelques dizaines de jours pour que le virus COVID-19 soit détecté hors de Chine. Le premier décès hors de Chine a été confirmé le 2 février aux Philippines.

Fin mars, près de 200 pays étaient touchés par le Covid-19, 214 en octobre 2020. Seuls une petite trentaine de régions autonomes ou pays – la quasi totalité sont des îles – n’enregistre aucun cas de COVID-19.

La propagation géographique du virus à l’échelle mondiale a conduit l’OMS à déclarer le 11 mars 2020 qu’il s’agissait dorénavant d’une pandémie.

Avec la propagation de l’épidémie, la plupart des pays ferment leurs frontières et limitent drastiquement tous les déplacements.

La France : premier pays européen infecté par le Coronavirus

La France a été le premier pays européen a avoir été contaminé par le virus suite à des retours de voyageurs de Chine.

Contrairement à d’autres pays, le gouvernement français s’est montré au début de l’épidémie très rassurant, voire inconscient : « Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul, le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible » déclarait le 24 janvier la Ministre de la santé A. Buzyn.
Il n’est donc pas étonnant que les contrôles aux aéroports français étaient inexistants jusqu’au dimanche 26 janvier où une équipe médicale a été timidement mise en place à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour prendre en charge les cas suspects mais sans contrôle systématique.

La France à l’heure du confinement

Début mars, le gouvernement comme une certaine partie des Français n’avaient toujours pas pris la juste mesure du risque épidémique. Ce n’est que tardivement que le Président Macron a pris des décisions plus fermes.

Dès le 17 mars 12 h, l’ensemble des Français vivaient confinés avec leurs déplacements restreints avec une certaine latitude puisqu’il est encore possible d’aller travailler, de faire son sport (individuel), sa marche, de promener son chien… Il faut toutefois se munir d’une attestation sur l’honneur qui précise le jour et le type de déplacement. Tout manquement à cette déclaration sur l’honneur entraîne au moins une amende de 135 euro.

Dans l’ensemble, ces mesures, contrôlées par 100 000 policiers et gendarmes, sont relativement bien suivies même si les forces de l’ordre font face à de nombreux cas de désinvolture, d’égoïsme et de mauvaise foi.
Le confinement est aussi un moment privilégié pour retrouver le temps de vivre sans avoir besoin de l’occuper à tout prix.

Un certain nombre d’entreprises n’ont pas respecté les consignes sanitaires et même menacé de licenciement leurs salariés qui souhaitent exercer leur droit de retrait. C’est notamment le cas dans l’industrie mais aussi dans les services comme dans les banques, les hôtels…

Les premiers jours, des tensions et des bagarres se produisent dans les supermarchés qui sont dévalisés et où des files d’attente de plusieurs heures sont possibles.
Mi-avril, les denrées suivantes étaient en pénurie partielle ou totale dans les supermarchés : farine, riz, pâtes, tablettes de chocolat pâtissier, papier toilette, certains fruits et légumes (bio notamment).

Plusieurs prisons (Grasse, Maubeuge, Douai, Nancy, Valence, Saint-Etienne, Toulon…) connaissent des mutineries suite à l’interdiction des visites et l’absence de mesures sanitaires.

Le confinement est-il efficace ?

Oui selon une analyse de l’Institut Pasteur qui “montre que le confinement a eu un impact conséquent sur la transmission de SARS-CoV-2, en entraînant une réduction de 84 % du nombre de reproduction de SARS-CoV-2. En effet, le nombre moyen de personnes infectées par un cas, le nombre R0, est passé de 3,3 à 0,5 pendant le confinement. Cela a conduit à une réduction du nombre journalier d’admissions en réanimation de 700 en fin mars à 200 en mi-avril.”

La France face à un manque grave de moyens médicaux

Depuis des années les soignants dénonçaient un manque de moyens (humain et matériel) dans les structures médicales.

En France, depuis 2003, 69 000 lits d’hôpital (public) ont été supprimés dont 4 172 en 2018.

Le COVID-19 va le démontrer de manière éclatante.

Pendant plusieurs semaines, le gouvernement a été dans l’incapacité de fournir suffisamment de masques au personnel soignant et encore moins aux travailleurs au contact de la population (caissières, livreurs, forces de l’ordre…) Pire, avec une certaine mauvaise foi, le gouvernement les a déconseillé pour la population jusqu’à début avril et même interdit aux forces de l’ordre contrairement à l’avis des médecins ! Retournement de situation après le déconfinement : les masques deviennent obligatoires un peu partout en France.

Autre témoin d’une carence de notre système de soins, le 18 mars, les Hôpitaux de Paris (AP-HP) étaient obligés de lancer une collecte de fonds de 20 000 euro sur Facebook (honorée en quelques heures) pour mieux traiter les patients touchés par le coronavirus.

C’est pourquoi, le collectif C 19, qui regroupe 600 médecins, porte plainte contre Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre Édouard Philippe pour ne pas avoir pas pris les mesures nécessaires face au Covid-19, alors même qu’ils connaissaient les dangers de cette épidémie.

Le 25 mars, 13 syndicats de médecins lancent un appel à Macron : « Dans un contexte d’état d’urgence sanitaire, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur de la gravité des enjeux, malgré notre alerte depuis plusieurs semaines. La protection de nos professionnels n’est pas assurée. Celle de nos concitoyens non plus », regrettent les signataires de ce courrier (Le Généralist).

Sans surprise, de 20 à 30 % des soignants au contact de malades atteints du coronavirus seraient également infectés par le COVID-19 (Dr ou Pr. Laurent Thines).

La France n’a pas été pas en mesure de tester suffisamment de personnes, ce qui a favorisé significativement la propagation du virus. Au 23 mars, 5 000 tests étaient réalisés quotidiennement contre 70 000 en Allemagne.

Enfin, il a fallu attendre le 4 mai pour que le grand public puisse enfin acheter librement des masques !

Le mastodonte Indien confine toute sa population

Le 25 mars 2020, le confinement total de la population indienne est instauré pour 21 jours. Ce sont près de 1,3 milliard de personnes qui sont privées de tous déplacements mais aussi de toute activité économique. Seuls les biens de grande consommation continueront d’être produits.

A l’annonce de ce confinement total, la panique s’est emparée des habitants qui dévalisent les magasins alimentaires.

Vivian, notre correspondant sur place nous explique : “le travail n’est pas autorisé sauf pour les urgences, les départements d’électricité / eau et les biens de grande consommation. Les supermarchés restent ouverts. C’est un désastre économique total en perspective.” Il ajoute : “pour les pauvres – pas de solution pour eux. Ils n’ont pas droit de bouger ni travailler mais ils n’ont pas de quoi a manger – ce sont des travailleurs journaliers.

Pourquoi ce nouveau coronavirus fait-il peur ?

Si le taux de mortalité (environ 5 %) reste faible par rapport aux deux autres coronavirus (SRAS et MERS), il est 10 fois supérieur à celui de la grippe (influenzae virus) saisonnière (0,3 %), “ce qui correspond au chiffre de la Grippe Espagnole (en fait d’origine nord américaine) et qui a fait bien plus de décès que la Grande Guerre en 6 mois. D’où la « nervosité » du gouvernement et des décideurs : développement économique (priorité des priorités en Chine) et éviter l’instabilité sociale (chômage !…). Du temps du SRAS, le Président de Singapour avait déclaré : « Nous risquons de mourir économiquement plutôt que de mourir biologiquement »” précisait le Dr Guillaume Zagury, médecin référent officiel au consulat de France à Shangaï, dès fin janvier 2020.

Le 13 avril, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, confirmait, d’après les données recueillies dans plusieurs pays “que le Covid-19 se répand rapidement” et qu’il “est mortel: 10 fois plus que le virus responsable de la pandémie de grippe de 2009”.

En outre, le COVID-19 entraîne de très nombreuses hospitalisations qui saturent littéralement les services de soins, tout en affectant les soignants et fragilisant ainsi grandement l’accès aux soins.

Taux de mortalité par âge entre la grippe saisonnière (à gauche) et le Covid-19 (à droite)
© notre-planete.info / Chinese Center for Disease Control and Prevention / Center for Disease Control and Prevention – Licence : CC BY-NC-SA

La grippe de 1918, dite “grippe espagnole” est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s’est propagée en pandémie de 1918 à 1919.
Selon les estimations, elle aurait tué entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde.

Le principal problème est la période durant laquelle un individu est infecté mais ne montre aucun symptôme.” s’inquiète le professeur Gabriel Leung, de l’Université de Hong Kong. Dans une interview donnée au Guardian, le 11 février 2020, il craint que le virus contamine de 60 à 80 % de la population mondiale si l’épidémie n’est pas contrôlée. D’autant plus qu’une personne infectée mais asymptomatique est aussi contagieuse qu’une personne infectée et malade.

L’épidémiologiste Marc Lipsitch, de l’université américaine de Harvard a fourni article du 24 février de The Atlantic une évaluation comparable : dans l’année 2020, entre 40 à 70 % de la population mondiale devrait être infectée par le COVID-19, tout simplement parce que l’épidémie ” ne sera finalement pas maîtrisée “.

Heureusement, “ il est probable que beaucoup souffriront d’une maladie bénigne ou seront asymptomatiques “, rassure le chercheur. Toutefois, si l’on considère un taux de mortalité bas de 1 %, ce coronavirus pourrait donc potentiellement tuer entre 30 et 53 millions de personnes (la plupart étant déjà atteintes de problèmes de santé chroniques ou vieillissantes).

Début mars 2020, des chercheurs de l’Australian National University ont établi sept scénarios possibles concernant l’évolution de l’épidémie de COVID-19 dans le monde.

« Même dans le meilleur des cas, avec une faible sévérité du virus, les retombées économiques seront énormes et les pays devront travailler ensemble pour limiter les dégâts le plus possible », a averti le professeur Warwick McKibbin, auteur de l’étude, qui avait déjà analysé les effets du SARS en 2002-2003 et des épidémies de grippe en 2006. En effet, le modèle le plus optimiste fait état de 15 millions de morts et d’une baisse du PIB mondial de 2 400 milliards de dollars durant la première année de l’épidémie, soit d’ici à décembre 2020. Ce scénario est basé sur la grippe de Hong Kong, une pandémie qui aurait tué environ un million de personnes entre 1968 et 1969 (dont 31 000 en France).

Dans le pire scénario, le COVID-19 serait particulièrement agressif, contaminant 30 % de la population mondiale et tuant entre 0,9 et 3 % des infectés, ce qui tuerait environ 68 millions de personnes et diminuerait le PIB mondial de 9 170 milliards de dollars.

Le Covid-19 engendre une récession économique historique

Après la Chine, c’est en Europe que les moyens de production s’arrêtent les uns après les autres.
Les bourses européennes se sont effondrées malgré tous les mécanismes de sauvetage mis en place, sans toutefois engendrer de krach boursier.

Les compagnies aériennes, qui n’ont presque plus personne à transporter annoncent déjà des milliers de licenciements.

Mercredi 18 mars, la Banque centrale européenne a annoncé un plan d'”urgence” de 750 milliards d’euros qui permettra de racheter des dettes publiques et privées pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus.

Le 24 mars, “L’industrie pétrolière est confrontée à une baisse sans précédent de la demande en raison des mesures mondiales contre COVID-19. Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer correctement l’impact, les premières indications suggèrent une baisse de 20 % de la demande.” indique Arij van Berkel, directeur de Lux Research.
A titre de comparaison, durant la récession qui a suivi le second choc pétrolier, la demande n’avait baissé que de 5 %.

Dans une estimation préliminaire du 27 mars, l’Organisation Mondiale du Tourisme s’attend à une baisse de 20 % à 30 % du tourisme dans le monde en 2020 par rapport à 2019. “Ceci pourrait faire diminuer les recettes du tourisme international (exportations) dans des proportions comprises entre 300 et 450 milliards d’USD, soit près d’un tiers des 1 500 milliards d’USD de recettes générées en 2019. Compte tenu des tendances passées du marché, le COVID-19 ferait perdre de cinq à sept ans de croissance. Pour remettre la situation en perspective, l’OMT fait observer qu’en 2009, avec la crise économique mondiale, les arrivées de touristes internationaux ont baissé de 4 %, et que la flambée de SRAS a provoqué un repli de juste 0,4 % en 2003”. précise l’OMT.

Aux Etats-Unis, le confinement d’une partie de la population et des activités entraîne une explosion des demandes de chômage : + 16,7 millions depuis le 15 mars alors que le taux de chômage était au plus bas depuis 50 ans. Pour y répondre, le Sénat a approuvé un plan d’aide record de 2 000 milliards de dollars. pour les plus bas salaires.

L’activité du secteur privé dans la zone euro a chuté en mars à son plus bas niveau historique, selon une estimation de l’indice PMI composite publiée par le cabinet Markit.

Les conséquences économiques du COVID-19 pourraient faire basculer 500 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté, notamment dans les pays en développement selon un communiqué du 8 avril de l’ONG Oxfam qui réclame un « plan de sauvetage économique pour tou-te-s ».

Enfin, le 10 avril, la directrice générale du FMI a déclaré à l’AFP que cette crise sanitaire devrait s’accompagner de la pire crise économique depuis la Grande Dépression de 1929.

Le coronavirus : une bouffée d’air frais pour l’environnement et les animaux

Bonne nouvelle : la qualité de l’air s’améliore en Chine et en Europe, tandis que pour la première fois, les émissions de carbone au niveau mondial vont enfin diminuer !

En outre, les animaux réinvestissent des zones jusqu’alors très fréquentées par les Hommes.

On entend de nouveau les oiseaux dans les grandes villes alors que le bruit incessant de la circulation routière a quasiment disparu.

Le ciel est enfin dépourvu des trainées de condensation laissées par les avions qui, pour la plupart, restent cloués au sol.

Quelles sont les personnes les plus vulnérables au coronavirus ?

Petit à petit, les études et les observations cliniques permettent de déterminer les populations qui ont le plus de risque de développer des complications potentiellement graves. En voici une liste indicative, notamment basée sur l’analyse publiée dans la revue médicale américaine Jama, suite aux cas constatés en Chine :

    • les personnes âgées (plus de 65 ans). En France, 34 % des personnes en réanimation le 12 avril ont moins de 60 ans (DGS) ;
    • les hommes (63,8 % des décès en Chine) ;
    • les personnes atteintes de maladie respiratoire (insuffisance respiratoire, asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive…) ;
    • les personnes atteintes de maladie cardio-vasculaire (insuffisance cardiaque, antécédent d’AVC ou d’infarctus…) : le risque de décès est multiplié par 4,5 et ces malades développent 10 fois plus souvent des formes graves de pneumonie (JAMA Cardiology) ;
    • les personnes diabétiques, avec de l’hypertension ou un cancer ;
    • les personnes en surpoids ou obèses (70 % des cas graves de Covid-19 en France) des états qui s’accompagnent souvent de diabète et d’hypertension.
    • les fumeurs chez qui le risque de “développer une forme sévère est augmenté de 50 %, et même de 130 % pour la forme très sévère, soit quasi mortelle.” Pr Bertrand Dautzenberg, secrétaire général de l’Alliance contre le tabac, sur la base des informations publiées début mars 2020 dans le New England Journal of Medicine à partir de données chinoises ;
    • les personnes exposées régulièrement au virus : une étude médicale publiée le 19 mars 2020 dans The Lancet révèle que
      “La charge virale moyenne des cas graves était environ 60 fois plus élevée que celle des cas bénins, ce qui suggère qu’une charge virale plus élevée pourrait être associée à des résultats cliniques graves”. En d’autres termes, plus nous sommes en contact avec le virus de manière continuelle et plus nous courons de risque de complications sévères ;
    • les personnes exposés à la pollution atmosphérique.

Quels sont les symptômes d’une infection au coronavirus Covid-19 ?

Nous pouvons tout à fait être porteur du virus sans développer de symptômes, mais dans le pire des cas, cela peut se manifester par une pneumonie grave entraînant une défaillance organique et la mort.

Plusieurs symptômes ont été identifiés et continuent d’être découverts chez les personnes contaminées. En voici une revue non exhaustive de la littérature :

Sources : Report of the WHO-China Joint Mission on Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) – OMS (pour la Chine)
* COVID Symptom Tracker – King’s College London (pour la Grande-Bretagne)
Symptôme Prévalence
Fièvre 87,9 %
Toux sèche 67,7 %
Perte de goût et d’odorat* 59 %
Fatigue 38,1 %
Expectorations 33,4 %
Essoufflement 18,6 %
Douleurs musculaires ou articulaires 14,8 %
Maux de gorge 13,9 %
Maux de tête 13,6 %
Frissons 11,4 %
Nausées ou vomissements 5 %
Congestions nasales 4,8 %
Diarrhée 3,7 %
Crachat de sang 0,9 %
Congestion conjonctivale 0,8 %

Les symptômes surviennent généralement en moyenne 5 à 6 jours après l’infection, mais la plage va de 1 à 14 jours.

Vous avez un doute sur votre possible infection au coronavirus ? Faites le test proposé par l’Institut Pasteur.

Combien de temps le coronavirus Covid-19 reste-t-il actif ?

Selon une étude américaine du National Institute of Health (NIH), le Covid-19 a différentes durées de vie en fonction du support où il est en contact :

Surface ou milieu Durée de vie
Aérosol
(en suspension dans l’air sous forme de particules)
3 heures
Cuivre 4 heures
Carton 24 heures
Plastique 3 jours
Acier inoxydable 3 jours

Ces durées de vie dépendent aussi de la température, du taux d’humidité et de la quantité de virus déposée sur les surfaces respectives.

Une note de l’Anses du 27 mars précise que le risque d’attraper le virus via une surface contaminée reste faible. Cependant, il est préférable de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées par exemple avec de “l’alcool à 70°C qui est très efficace, pour désinfecter les poignées de porte, les claviers d’ordinateur ou de tablette (…) Vous pouvez utiliser des lingettes désinfectantes ou de l’essuie-tout imbibé d’alcool ménager pour désinfecter l’écran du smartphone.”

A noter : le virus peut se répandre jusqu’à 4 mètres autour d’une personne contaminée selon une étude réalisée dans un hôpital de campagne de Wuhan et publiée le 10 avril par les Centres américains de prévention et de contrôle des maladies (CDC).

Le coronavirus Covid-19 peut-il se transmettre via les aliments ?

La même note de l’Anses du 27 mars précise qu’une intoxication est possible plutôt par inhalation (lors de la mastication d’un aliment contaminé) que par ingestion. Voici les précautions à prendre concernant les aliments que l’on achète :

    • “bien laver ses fruits et légumes. L’eau claire suffit, n’utilisez surtout pas de désinfectant ou de détergent comme l’eau de javel, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire. Après lavage à l’eau claire, essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique aide à éliminer d’éventuelles particules virales”.
    • Pour les légumes, le virus est détruit à partir de 70°C pendant 5 minutes (medRxiv, 03/2020) .
    • “Lorsque les règles d’hygiène sont respectées dans la boulangerie (lavage de main régulier et/ou port de gants pour servir, utilisation d’un sac pour ranger le pain…), il n’y a pas de risque de transmission du virus”. Dans ce cas, chauffer son pain n’est donc pas nécessaire.

Le coronavirus Covid-19 peut-il se transmettre via l’eau potable ?

« Il n’y a aucune preuve scientifique qui valide ce fait », a indiqué Tariq Yazarévitch, représentant officiel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au média Sputnik.

Information confirmée par les distributeurs d’eau potable comme Eau de Paris qui précisait le 13 mars sur son site web : “Non, il n’y a pas de risque de contamination de l’eau potable. L’eau de Paris est protégée contre ce virus comme elle l’est contre toute menace biologique. Eau de Paris a mis en place plusieurs étapes de traitements de l’eau, dits traitements « multibarrières ». Ces traitements permettent d’éliminer tous les virus, dont le coronavirus (…) Lors du traitement de l’eau, trois étapes s’attaquent en particulier aux virus, dont le coronavirus : l’ozonation (injection d’ozone dans l’eau), la désinfection par ultra-violets et la chloration. Le chlore préserve en plus la qualité de l’eau durant son transport. Les travaux de recherche du laboratoire d’Eau de Paris démontrent l’efficacité de ces traitements sur les virus.”
Il en est de même pour les autres distributeurs d’eau qui sont contrôlés par l’ARS.

Le réseau d’assainissement peut être un moyen de suivre et localiser la propagation du virus, notamment si une seconde vague devait survenir.

Le coronavirus COVID-19 a-t-il déjà muté ?

Oui, ce coronavirus mute régulièrement, il a déjà connu 10 grandes mutations selon étude menée par Nidhan Biswas et Partha Majumder, des scientifiques de l’Institut national de génomique biomédicale à Kalyani en Inde. « Le coronavirus peut être classé en plusieurs types: O, A2, A2a, A3, B, B1, etc. Actuellement, il existe 11 types, dont le O, le plus “ancien”, originaire de Wuhan », explique Partha Majumder.
Le type A2a, probablement le plus répandu maintenant, pénètre plus facilement dans les cellules pulmonaires humaines, permettant à la maladie de se propager plus efficacement.

Conseils à la population pour éviter d’être contaminé par le Covid-19

Les coronavirus peuvent avoir des conséquences graves chez des personnes fragiles (personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques). Ces virus peuvent se transmettre de personne à personne par voie aérienne, au contact de sécrétions ou d’objets contaminés, particulièrement en période hivernale. La période d’incubation du virus est comprise entre 2 et 14 jours (médiane de 5 jours). A l’heure actuelle, aucun traitement spécifique ou vaccin n’est disponible contre ce virus. Cependant, le Directeur Général de l’OMS a indiqué le 11 février qu’un vaccin pourrait être près dans 18 mois.

L’Organisation Mondiale de la Santé et les autorités sanitaires ont émis les conseils suivants pour réduire le risque de transmission du Covid-19 :

    • Se laver fréquemment les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
    • Éviter les contacts proches en maintenant une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes. Une personne infectée qui éternue peut éjecter le virus jusqu’à 3 mètres devant lui.
    • Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche car les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces qui peuvent être contaminées par le virus.
    • Respecter les règles d’hygiène respiratoire en se couvrant la bouche et le nez avec le pli du coude ou avec un mouchoir en cas de toux ou d’éternuement – jeter le mouchoir immédiatement après dans une poubelle fermée et se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon.
    • Seuls les masques de protection respiratoire individuelle (de type FFP2 ou plus) au filtrage étroit peuvent être efficaces. En effet, selon une étude de février 2020, le Covid-19 a un diamètre compris entre 60 nm à 140 nm, or les mailles en nylon ou polyester sont au moins 170 fois plus grandes…

Le coronavirus peut-il se transmettre via les animaux ?

Selon un avis de l’Anses publié le 11 mars 2020 : “il n’existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle dans la propagation du virus SARS-CoV-2. Elle souligne qu’une éventuelle transmission par un aliment implique nécessairement la contamination de cet aliment par un malade ou une personne infectée par le virus, lors de sa manipulation ou de la préparation du repas.”

Pour autant, selon une étude publiée après l’avis de l’Anses dans BioRxvid, les chats peuvent contracter le Covid-19 et même le transmettre.
Les résultats de cette étude sont à nuancer car ils sont “basés sur des expériences de laboratoire dans lesquelles un petit nombre d’animaux ont délibérément reçu de fortes doses du virus, le SRAS-CoV-2, et ne représentent pas des interactions réelles entre les personnes et leurs animaux de compagnie“, explique la virologue Linda Saif de l’Université d’Etat de l’Ohio (USA). “Il n’y a aucune preuve directe que les chats infectés ont sécrété suffisamment de coronavirus pour le transmettre aux gens“, ajoute-t-elle sur le site Nature.

Conseils à suivre pour nos amis les animaux de compagnie en cette période de confinement.

Combien de temps la pandémie de coronavirus va-t-elle durer ?

La pandémie de COVID-19 ne devrait pas s’arrêter définitivement en quelques semaines mais diminuer pour ressurgir ensuite, par vagues successives.
C’est notamment le point de vue de Lothar Wheeler, président de l’Institut Robert Koch – l’établissement responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies en Allemagne. Celui-ci a déclaré à plusieurs reprises, que la pandémie du Covid-19 pourrait durer deux ans avec très probablement une deuxième vague en automne. « La pandémie se développe par vagues. C’est ce que nous savons avec certitude. Mais à quelle vitesse vont ces vagues? Et quand cette pandémie infectera-t-elle 60 à 70% de la population mondiale? Cela peut durer des années. Nous partons sur deux ans ».

Melita Vujnovic, la représentante de l’OMS en Russie a confirmé fin avril 2020 que la deuxième vague ne pourra pas être empêchée vu la faible immunité collective et l’absence de vaccin.

Mi-octobre 2020, alors qu’une seconde vague semble s’amorcer en France, les médecins indiquent que nous devrons vivre avec le coronavirus SARS-CoV-2 pendant au moins 2 ans.

Le bilan sanitaire des précédents virus respiratoires

SRAS ou syndrome respiratoire aigu sévère

Au cours de l’épidémie de SRAS de 2002-2003, il y avait eu 774 morts, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, sur 8 096 malades. L’épidémie avait pu être contrôlée grâce à la mise en place de mesures barrières, sans médicaments antiviraux.

MERS ou Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient

Apparu en 2012 et toujours présent – bien que très peu actif – il a tué 858 personnes pour seulement 2 494 cas confirmés, son taux de mortalité est donc très fort : 34 %.

La Grippe porcine H1N1 ou grippe A

En 2009-2010, l’épidémie de Grippe A, qui n’avait entraîné aucune mesure stricte de contrôle et de prévention pendant 6 mois, s’était propagée dans le monde entier, infectant plus de 1,6 millions de personnes et causant la mort d’environ 300 000 personnes (The Lancet, 2012).

La grippe de Hong-Kong

Méconnue, la grippe de 1968 ou grippe de Hong Kong est une pandémie qui s’est répandue de l’été 1968 jusqu’au printemps 1970.
Apparue probablement également dans le centre de la Chine, elle a pour origine le virus H3N2 de la grippe A.

Elle a tué environ 1 million de personnes (particulièrement à Hong-Kong) dont 31 000 en France.

C’est sans doute la pandémie qui ressemble le plus au SARS-CoV-2 que nous connaissons.

Grippe saisonnière

La grippe saisonnière entraîne la mort de 650 000 personnes chaque année environ dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

Santé Publique France estime que la grippe (saison 2018-2019) avait provoqué le décès de 8 117 personnes dans l’Hexagone (la grippe a favorisé le décés sans en être forcément la cause première), tandis que le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de Décès (CépiDc / Inserm) en comptabilise un peu plus de 430 (le décès est officiellement lié à la grippe), c’est donc ce dernier indicateur qui peut être comparé avec les décès confirmés au Covid-19.

Découvrez les principales statistiques sur les causes de mortalité dans le monde.

Le coronavirus Covid-19 : une chance pour l’humanité ?

Alors que notre civilisation consumériste court à sa perte, ce virus nous rappelle combien notre modèle de société n’est ni pérenne, ni résilient, ni pertinent : un simple virus peu mortel est capable de paralyser le monde entier en quelques semaines !

Les systèmes agroalimentaires sont la cause majeure de la perte de biodiversité et un important contributeur aux problèmes climatiques. Ils sont aussi directement liés aux grandes pandémies grippales (élevages de volaille et coronavirus). Une réponse qui pourrait être bénéfique serait de réussir à dés-intensifier les élevages, ce qui suppose de manger moins de viande mais aussi d’en produire différemment.
La crise est en train de faire entrer dans la tête des acteurs financiers et économiques la question de la vulnérabilité du monde mondialisé actuel.
Un monde nouveau s’ouvre et on se rend finalement compte que l’on connaît très mal le monde ancien, celui que l’on habite. Nous devons retrouver un imaginaire d’humilité
“, a déclaré avec sagesse Aleksandar Rankovic, coordinateur Gouvernance internationale de la biodiversité Post-2020 à l’IDDRI dans le cadre de la conférence de presse “Nouvelles pandémies, perte de biodiversité et crise climatique : mêmes causes, mêmes solutions ?” du 25 mars 2020.

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