Le déni de grossesse, qu’est ce que c’est ?

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Le déni de grossesse, qu

On a toute déjà entendu parler dans les journaux de ces mères qui refusent la grossesse jusqu’au dernier moment, chez qui le ventre ne grossit pas… Mais qu’entend-t-on exactement par déni de grossesse ?

Le déni de grossesse

Le déni de grossesse touche plus de 1 000 femmes chaque année en France.

Dans un déni de grossesse, la femme n’a pas conscience d’être enceinte et son corps lui cache la grossesse : il ne s’agit pas exactement d’un refus de maternité, elle n’y pense tout simplement pas, et continue donc, par exemple, à prendre la pilule.

Son corps lui cache la grossesse, ainsi elle ne ressent pas les symptômes classiques : les règles sont présentes, elle ne prend pas ou peu de kilos (3- 4 kg au maximum), elle n’a pas de nausées ni de signes de mouvements de l’enfant…

Le corps s’adapte à ce déni de grossesse et l’utérus se développe en hauteur au lieu de basculer vers l’arrière. Le fœtus s’installe sous les côtes de sa mère, en se présentant par le siège, ainsi le ventre n’est pas arrondi. Les muscles de l’abdomen ne se relâchent pas, donc le ventre reste plat.

Le déni peut s’arrêter en cours de grossesse, mais il n’est pas rare qu’il se prolonge jusqu’à l’accouchement.

Comment expliquer un déni de grossesse ?

Il ne faut pas croire les idées reçues que les femmes qui présentent un déni de grossesse sont des personnes attardées ou des jeunes filles qui n’y connaissent rien : une étude, datant de 2002, a montré que sur 56 dénis de grossesse, la moitié des femmes avaient déjà eu 1 ou 2 enfants, et que tous les milieux sociaux étaient concernés.

Un déni est défini comme un mode de défense particulier, lorsqu’on ne peut pas faire face à une réalité trop traumatisante : le déni de grossesse serait donc une sorte d’incapacité à faire face au fait d’être enceinte.

Il existe une autre hypothèse qui décrit le bébé comme un élément extérieur à la maman (comme une sorte d’électron libre) : ainsi, le bébé n’émet aucun signal à sa maman qui ne peut donc pas vivre physiquement sa grossesse.

En fait, le déni de grossesse se situe à mi-chemin entre les deux hypothèses, avec des causes psychiques et physiques.

Quels sont les risques d’un déni de grossesse ?

Pour la mère 

Souvent la maman découvre qu’elle est enceinte lors d’une consultation pour tout autre chose, plusieurs choses en découlent ensuite :

Tout d’abord, son corps va changer très rapidement (parfois en une semaine).

Psychologiquement ce déni de grossesse peut devenir un traumatisme pour la mère qui découvre qu’elle a été enceinte à son insu, ce qui peut provoquer une dépersonnalisation de son corps, qui semble avoir une vie propre sur laquelle elle n’a aucune emprise.

La maman peut également craindre que cela ne se reproduise.

Elle peut également ressentir un sentiment de profonde culpabilité de ne pas avoir assumé ce bébé et de ne pas lui avoir donné toute l’attention et tout l’amour dont il avait besoin (ce sentiment est très important chez les femmes qui ont déjà eu d’autres enfants).

Et n’oublions pas le regard des autres face à cette situation.

Pour le bébé

Lorsque le déni est total, la mère est sidérée lors de l’accouchement. De plus, cet accouchement peut se faire n’importe où et n’importe comment, ce qui peut conduire à la mort du bébé : c’est un double traumatisme pour la maman qui peut alors être attaquée en justice pour homicide involontaire.

Parfois, la femme peut accoucher sous X ou abandonner son bébé.

La plupart du temps, heureusement, le bébé nait en bonne santé et est accepté et aimé par ses parents.

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