Homéopathie : la mise au point de l’Ordre des médecins

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Le Conseil national de l’Ordre des médecins a publié une mise au point concernant la pratique de l’homéopathie en médecine générale.

L’homéopathie ne cesse de faire parler d’elle depuis ces derniers mois. Entre la tribune signée par 124 professionnels de santé qui l’ont qualifié de ” discipline ésotérique ” et Agnès Buzyn, ministre de la Santé qui aimerait voir son remboursement conditionné par l’évaluation de son efficacité, cette pratique, considérée comme une ” médecine alternative “, fait débat. Le Conseil national de l’Ordre des médecins a décidé de publier une mise au point concernant le cadre déontologique entourant cette discipline.

” Une prescription adjuvante ou complémentaire “

” L’utilisation médiatique des termes de « médecines alternatives et complémentaires », concernant notamment l’homéopathie, entretient une ambiguïté qui est source de confusion et de litiges d’interprétation “, estime l’autorité disciplinaire. Afin de remettre les choses au clair, l’Ordre des médecins rappel que ” tout médecin doit exercer la médecine conformément aux données acquises de la science, tant dans l’élaboration du diagnostic que dans la proposition d’un traitement “. L’homéopathie ne peut donc pas être le premier remède proposé par un médecin, mais peut constituer une ” prescription adjuvante ou complémentaire […] après avoir délivré au patient une information loyale, claire et appropriée “.

Le Conseil national rappelle également que le code de santé publique ” interdit de présenter comme salutaires, et sans danger, des prises en charge ou des thérapeutiques non éprouvées “. À savoir que la France est le pays du numéro un mondial des préparations homéopathiques et que tout généraliste peut en prescrire. Cependant, la profession de ” médecin homéopathe “, au nombre de 5 000 en France, n’est pas reconnue par l’Ordre.

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