Et si on se rappelait pourquoi on aime courir ?

Enfin ! Il n’est pas trop tôt. Vous en connaissez du monde, mais alors cette personne, vous n’avez franchement jamais songé à vous y intéresser. Ce qui est fort dommage et regrettable, car elle en vaut vraiment le détour ! Cette personne, c’est vous. Oui, vous avez bien lu, vous avez tout bien compris. On vous demande de vous retrouver en tête-à-tête avec vous-même. Pour une fois, donnez-vous cette chance. Vos compagnons d’entraînement ont beau être géniaux, quand ils sont là, vous n’êtes pas seul·e (#SansBlague).
Sérieusement, dire que vous redoutez de courir seul·e n’est un secret pour personne. La preuve, si on fouille dans vos archives, on trouve même cette phrase : “tu ne vas pas t’entraîner ce soir ? Bon, moi non plus alors !”. C’est tellement dommage ! Bien sûr, nous ne contestons pas la motivation et la transcendance véhiculées par le groupe, loin de là. Mais interrogez-vous simplement sur ce fait : votre envie de courir doit-elle uniquement reposer sur les disponibilités et les humeurs des uns et des autres ? Et si, pour une fois, vous faisiez quelque chose rien que pour vous ?
Alors oui, c’est vrai, cela fait bien longtemps que vous avez perdu l’habitude de chausser vos baskets en solo. Vous ne vous souvenez ni du bruit de votre souffle, ni du doux son de votre foulée (et oui, ce n’est pas Nadine qui fait ce bruit quand elle court, c’est vous !). On ne va pas vous le cacher, la première fois, c’est assez perturbant. Vous allez d’ailleurs certainement trouver le temps un peu long, faute de bavardages et autres commérages habituels (#démasqué·e). Mais vous savez quoi ?

Ce qui est génial lorsqu’on court seul·e, c’est qu’on prend enfin le temps d’écouter ses pensées (la vaisselle, le boulot, et autres songes sont bien évidemment à bannir). Un jour, vous apprendrez même à faire le vide, autrement dit, à méditer en courant. Cela peut paraître utopique dit ainsi, mais c’est possible, vous verrez ! Être accompagnée par vous-même est aussi le moment idéal pour vous plonger dans les conditions d’une future course : seul·e au monde, fatigué·e, vous continuez malgré tout d’avancer (et avec le sourire, s’il vous plaît, même s’il n’y a pas de photographes sur vos chemins d’entraînement pour immortaliser votre foulée aérienne).

Vous allez également vous découvrir des ressources insoupçonnées. Vous qui pensiez ne pouvoir aller vite que planquée dans la foulée de Jérémie, vous douterez soudain : et si, finalement, c’était votre souffle dans son cou qui le faisait gambader de la sorte ? Enfin, vous découvrirez que c’est grâce à ces instants de sport en solitaire que vous appréciez davantage ceux partagés avec les autres. Bref, vous êtes bien plus importante que vous ne le pensez, et vous n’imaginez pas tout ce que votre seule présence peut vous apporter !
Essayez, vous comprendrez.