Comment éviter les apnées du sommeil ?

88
Comment éviter les apnées du sommeil ?

Le fait de ronfler peut être dérangeant pour l’entourage, mais ne doit engendrer aucune inquiétude. En revanche, il y a lieu de consulter si ce ronflement est interrompu par des pauses respiratoires pouvant durer de dix secondes à une minute. Oui, mais comment se rendre compte en plein sommeil de ces arrêts respiratoires ? Toute la difficulté est là. Le plus souvent c’est le conjoint qui les remarque et tire la sonnette d’alarme.

  • Une somnolence au cours de la journée : la personne s’endort partout, même au feu rouge.
  • Un manque d’énergie et l’impression d’être toujours fatigué même après une bonne nuit de sommeil.
  • Des troubles de la concentration et de la mémoire.
  • Des maux de tête.
  • Une irritabilité et une altération de l’humeur.

Ces symptômes devront être confirmés par deux examens : la polygraphie respiratoire et la polysomnographie, pratiquées dans un laboratoire du sommeil. A partir de cinq pauses respiratoires par heure de sommeil, se terminant par des microréveils de trois à quinze secondes, on parle de syndrome d’apnée du sommeil.

Est-ce que c’est grave de souffrir d’apnée du sommeil ?

Tout d’abord, ces apnées nuisent à la qualité du sommeil : fatigue et somnolence dominent alors la vie quotidienne. Les périodes de non-respiration nocturnes sont en effet à l’origine d’une baisse de l’oxygénation du sang. Arrêts respiratoires et manque d’oxygène vont réveiller le cerveau : celui-ci va, à son tour, donner l’ordre de respirer, provoquant des microréveils qui fragmentent et déstructurent le sommeil.

Des conséquences sur le cœur

Par ailleurs, le syndrome d’apnée du sommeil a d’autres conséquences sur le fonctionnement du cœur qu’il ne faut pas négliger. Il est une cause reconnue d’hypertension, d’attaques cérébrales et de maladies cardiovasculaires.

De plus, les apnéiques ont un plus grand risque de développer une résistance à l’insuline pouvant conduire à terme à un diabète gras. Sans compter que les apnées du sommeil rendent la perte de poids encore plus difficile du fait du manque d’énergie.

Syndrome d’apnée : quelles sont les solutions ?

  • Mettez en place des mesures hygiéno-diététiques pour limiter les facteurs aggravants : suppression de l’alcool le soir, arrêt de certains tranquillisants et somnifères, mise en place d’un programme diététique pour perdre du poids…
  • Evitez de dormir sur le dos. Si vous n’y parvenez pas, rendez cette position inconfortable à l’aide d’un sac à dos.

Quand les apnées sont plus sévères

  • Le traitement de référence reste la pression positive continue (PPC) : cela consiste à porter la nuit un masque, couvrant la bouche et le nez, relié à un générateur d’air légèrement humidifié. Dès les premières nuits, le bénéfice est immédiat si ce masque est porté au moins cinq heures par nuit.
  • Il existe également un autre traitement indiqué en cas de gravité moindre : le port d’une orthèse d’avancée mandibulaire. Il s’agit d’une gouttière dentaire amovible en plastique, fabriquée par le chirurgien-dentiste, qui permet de maintenir la mâchoire inférieure et la langue en avant. La prise en charge d’une orthèse par l’Assurance-maladie exclut la possibilité de la prise en charge d’un traitement par pression positive continue. En cas d’échec du traitement par orthèse, le traitement par PPC peut être proposé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici