Quelle espérance de survie avec un cancer du poumon ?

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Quelle espérance de survie avec un cancer du poumon ?

Le cancer du poumon est le cancer le plus meurtrier dans le monde. Il atteint les cellules des bronches ou les cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires. Il existe trois principaux types de traitements du cancer du poumon. La recherche avance pour développer des traitements efficaces et générant moins d’effets secondaires.

Qu’est-ce que le cancer du poumon ?

Un cancer du poumon, appelé aussi cancer bronchique ou cancer bronchopulmonaire, est une maladie des cellules des bronches ou, plus rarement, des cellules qui tapissent les alvéoles pulmonaires. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne.

On distingue deux types de cancer du poumon selon l’aspect microscopique des cellules qui en sont à l’origine.

Cancer du poumon à petites cellules

Le cancer du poumon à petites cellules représentent environ 15 % des cancers du poumon et sont difficiles à soigner. Ces cancers du poumon évoluent rapidement et, lors de leur diagnostic, il est fréquent que des cellules cancéreuses se soient déjà disséminées dans le reste du corps pour former des métastases (des tumeurs secondaires). Dans 95 % des cas, les cancers du poumon à petites cellules sont liés au tabagisme.

Cancer du poumon non à petites cellules

Le cancer du poumon non à petites cellules représentent environ 85 % des cancers du poumon et se soignent plus facilement car ils se développent plus lentement. Ces cancers sont essentiellement de trois types :

les adénocarcinomes, qui représentent 40 % des cancers non à petites cellules, touchent parfois les alvéoles et sont un peu plus fréquents chez les non fumeurs et les femmes ;
les carcinomes épidermoïdes, qui représentent également 40 % des cancers non à petites cellules, touchent plutôt les grosses bronches et sont liés au tabagisme ;

les carcinomes à grandes cellules indifférenciées, qui représentent 20 % des cancers non à petites cellules, ont une croissance plus rapide que les deux autres types et sont liés au tabagisme dans 90 % des cas.

Les causes du cancer du poumon ?

Le tabagisme est le principal facteur de risque de cancer du poumon. La consommation quotidienne de tabac sous toutes ses formes (cigarette, tabac à rouler, cigare, pipe…) est responsable d’environ 8 cancers du poumon sur 10.

La durée pendant laquelle on a fumé, c’est-à-dire le nombre d’années d’exposition est plus important que la quantité de tabac fumé par jour.

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Il faut donc mieux s’arrêter de fumer le plus tôt possible pour diminuer le risque de cancer, plutôt que de réduire la quantité de tabac consommée par jour, car fumer même très peu mais quotidiennement et pendant longtemps est beaucoup plus nocif que fumer beaucoup sur une période plus courte.

Enfin le tabagisme passif, c’est-à-dire le fait d’être exposé à la fumée de cigarette sans fumer, augmenterait de 30 % le risque de développer un cancer pulmonaire.
Plus rarement, c’est une exposition professionnelle à des produits toxiques comme l’amiante, l’arsenic, le cobalt, le nickel, ou le chrome par exemple, qui est en cause.

Ces cancers du poumon non liés au tabac représentent environ 15 % des cas. Le risque de cancer pulmonaire est démultiplié en cas d’exposition professionnelle à ces substances et de tabagisme associé.

Cancer du poumon : Les signes qui alertent

Les symptômes du cancer du poumon sont multiples et de nature différente selon qu’il soit lié ou non au tabagisme :

  • Des symptômes respiratoires sont présents dans la moitié des cas (toux persistante, essoufflement, douleur thoracique, crachats striés de sang, infections pulmonaires fréquentes) ;
  • Des signes généraux comme une fatigue anormale, une perte d’appétit ou un amaigrissement ;

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  • D’autres signes moins fréquents comme une modification de la voix, des sifflements à la respiration ou une difficulté à avaler.
    Si ces symptômes sont persistants, ils doivent amener à consulter immédiatement un médecin.

Cancer du poumon : Traitement et prévention

Selon le stade de la tumeur, le cancer du poumon peut être traité par la chirurgie, par la radiothérapie et par la chimiothérapie, chaque stratégie pouvant être utilisée seule ou en association avec une autre.

Le traitement ou la combinaison de traitements, qui convient le mieux à chaque patient est choisi en fonction du type de cancer du poumon et du stade de la tumeur, de l’état de santé général du patient, des effets indésirables des traitements et des chances de guérir la maladie, de soulager les symptômes ou de prolonger la vie du patient.

Cancer du poumon : Le traitement chirurgical

Le traitement chirurgical convient seulement lorsque la tumeur cancéreuse est de petite taille et circonscrite à un seul poumon, à condition que l’autre poumon soit suffisamment sain pour assurer la fonction pulmonaire à lui seul. Lorsque le chirurgien enlève tout le poumon, l’intervention est appelée pneumonectomie et lorsqu’il enlève une partie seulement du poumon, on parle de lobectomie.

C’est pendant l’intervention chirurgicale que le médecin décide de l’étendue de l’exérèse pulmonaire. Même si 10 % à 35 % des tumeurs cancéreuses du poumon peuvent être éliminées chirurgicalement, le traitement chirurgical ne guérit pas toujours le cancer.

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La chirurgie est recommandée seulement pour les personnes dont l’état de santé est bon et qui ne présentent aucun signe de métastases. En présence d’un trouble cardiaque ou d’un autre trouble pulmonaire grave, la chirurgie n’est pas une option.

Cancer du poumon : La radiothérapie

La radiothérapie permet de traiter le cancer du poumon qui a envahi d’autres tissus ou qui siège trop près de la trachée. Chez les patients qui sont gravement atteints, la radiothérapie a pour but d’empêcher la croissance de la tumeur plutôt que d’essayer de la détruire complètement.
La radiothérapie peut aider à maîtriser la douleur osseuse, le syndrome de compression de la veine cave supérieure et la compression des nerfs dans la moelle épinière, attribuable à la croissance des cellules cancéreuses.

Cancer du poumon : La chimiothérapie

La chimiothérapie, qui est un traitement composé de médicaments anticancéreux, peut s’utiliser pour prolonger la vie des personnes atteintes d’un cancer du poumon métastatique (propagé à d’autres régions du corps) ou en association avec une radiothérapie pour prendre en charge un cancer du poumon qui n’a pas encore envahi d’autres régions du corps.

Les meilleures chances de guérison sont observées chez les personnes dont la tumeur cancéreuse a été détectée, excisée par chirurgie ou traitée dès les premiers stades. Le taux de survie estimé peut s’élever jusqu’à 20 % après 5 ans chez les personnes atteintes du cancer du poumon.

Toutefois, si la tumeur a produit des métastases à l’extérieur de la cage thoracique, le cancer ne peut en général être guéri.

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Une personne qui a été atteinte d’un cancer du poumon doit subir des examens de suivi réguliers. Certaines personnes qui ont été opérées d’un cancer du poumon présenteront une récidive du cancer.

Le pourcentage est plus élevé pour les personnes qui continuent de fumer après le traitement chirurgical. Il est possible de prévenir le cancer du poumon, et l’abandon du tabac est la première mesure la plus importante.

Pronostic et chances de survie du cancer du poumon

survie cancer du poumon : Amélioration considérable des traitements

Bien que le cancer du poumon soit une maladie potentiellement mortelle, il ne faut certainement pas perdre courage si ce type de cancer est diagnostiqué.
Le traitement s’est considérablement amélioré au cours de ces dernières années, et continue à progresser. Outre les nouveaux médicaments, les traitements chirurgicaux, la chimiothérapie et la radiothérapie sont également devenus nettement plus efficaces.

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Pronostic du cancer du poumon

Sur le plan statistique, on part du principe qu’en l’absence de récidive pendant cinq ans, le patient est guéri. Le pronostic fait référence aux chances de survie et est calculé sur la base des chiffres de survie moyens. Chaque patient étant différent, la survie peut varier fortement d’un patient à l’autre.

Grâce à un meilleur dépistage et aux progrès réalisés dans les traitements combinés, près de 20% des patients atteints d’un cancer du poumon guérissent.